1995 – Une émission de télévision aujourd’hui disparue: »La Marche du Siècle ». Un vieil homme, Joseph Weismann, témoigne. Soudain, sa voix se brise. »Si quelqu’un ose un jour faire un film sur ce qui nous est arrivé… » Puis il se reprend. »Non, je ne crois pas. Je ne pense pas que quelqu’un osera un jour »….2009 – Nous faisons un film sur la Rafle du Vel d’Hiv. Du point de vue de Joseph Weismann, qui avait dix ans à l’époque. Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements ont bien eu lieu.
1942.
Joseph a onze ans.
Et ce matin de Juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine…
Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 Juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…
Du Vélodrome D’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
REALISATEUR:
Roselyne Bosch (animal)
ACTEURS:
Jean Reno, Hugo Leverdez, Emmanuelle Seigner, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Anne Brochet, Olivier Cywie, Romain Di Concetto, Mathieu Di Concetto
DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. JACQUES CHIRAC, LORS DES CÉRÉMONIES COMMÉMORANT LA GRANDE RAFLE DES 16 ET 17 JUILLET 1942 – PARIS, 16 JUILLET 1995 (extrait)
« Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l’idée que l’on se fait de son pays.
Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.
Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des français, par l’Etat français.
Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.
Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix-mille hommes, femmes et enfants juifs, furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.
. On verra des scènes atroces : les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards —
dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France — jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.-
On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.
Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l’enfer.
Combien d’entre elles reverront jamais leur foyer ? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies ? Quelle a été leur détresse ?
La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là,
accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.
Conduites au Vélodrome d’Hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit, Pithiviers ou Beaune-La-Rolande, ouverts par les autorités de Vichy.
L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer. »
1995 – Une émission de télévision aujourd’hui disparue: »La Marche du Siècle ». Un vieil homme, Joseph Weismann, témoigne. Soudain, sa voix se brise. »Si quelqu’un ose un jour faire un film sur ce qui nous est arrivé… » Puis il se reprend. »Non, je ne crois pas. Je ne pense pas que quelqu’un osera un jour »….2009 – Nous faisons un film sur la Rafle du Vel d’Hiv. Du point de vue de Joseph Weismann, qui avait dix ans à l’époque. Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements ont bien eu lieu.
1942.
Joseph a onze ans.
Et ce matin de Juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine…
Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 Juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…
Du Vélodrome D’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
REALISATEUR:
Roselyne Bosch (animal)
ACTEURS:
Jean Reno, Hugo Leverdez, Emmanuelle Seigner, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Anne Brochet, Olivier Cywie, Romain Di Concetto, Mathieu Di Concetto
DUREE: 1H55
SORTIE CINEMA: le 10 mars 2010
DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. JACQUES CHIRAC, LORS DES CÉRÉMONIES COMMÉMORANT LA GRANDE RAFLE DES 16 ET 17 JUILLET 1942 – PARIS, 16 JUILLET 1995 (extrait)
« Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l’idée que l’on se fait de son pays.
Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.
Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des français, par l’Etat français.
Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.
Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix-mille hommes, femmes et enfants juifs, furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.
. On verra des scènes atroces : les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards —
dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France — jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.-
On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.
Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l’enfer.
Combien d’entre elles reverront jamais leur foyer ? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies ? Quelle a été leur détresse ?
La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là,
accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.
Conduites au Vélodrome d’Hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit, Pithiviers ou Beaune-La-Rolande, ouverts par les autorités de Vichy.
L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer. »
La rafle est un film événement, il instruit les générations futures