L’acteur américain, qui avait joué dans les deux volumes de Kill Bill, Une Nuit en Enfer, Boulevard de la Mort ou encore Planet Terror, est décédé à 77 ans.

Il était un de ces spécialistes des seconds rôles qui tapent dans la rétine, de ceux que l’on aimerait voir rester plus longtemps à l’écran, s’installer et continuer leur numéro. Michael Parks, de son vrai nom Harry Samuel Parks, a joué son dernier tour de piste. Ce second couteau d’élite est décédé à l’âge de 77 ans à Los Angeles.

Chez Tarantino, son personnage du Texas Ranger Earl McGraw tenait une place toute particulière. C’est typiquement le genre d’acteur, toujours à la limite de la série B, qu’il plaît à Tarantino de mettre en avant. Il apparaît pour la première fois en 1996 dans une nuit en Enfer de Robert Rodriguez, dans lequel joue un certain Tarantino justement. Puis il reprend du service avec le même personnage en 2003 dans le premier Kill Bill, où il découvre le massacre dans l’église.

Après un passage dans Kill Bill 2 avec un tout autre personnage, celui de Esteban Vihaio, il porte à nouveau ses épaisses lunettes et son chapeau deux fois en 2007 dans Boulevard de la Mort et Planet Terror de Rodriguez. Les deux réalisateurs, amis et collaborateurs, s’amusent à créer des points communs entre leurs filmographies, et le personnage de Michael Parks faisait partie du voyage.

Red Apple et Big Kahuna Burger

Ce personnage ne relève pas que du clin d’œil. Il participe à la création de liens entre tous les films de Tarantino. Ces liens se manifestent par des éléments récurrents comme les paquets de cigarettes Red Apple, les Big Kahuna Burger, marques inventées par le cinéaste, ou les fameuses «scènes du coffre» (il y a toujours une scène en contre-plongée depuis un coffre dans les films de Tarantino). Le Texas Ranger était l’un de ses gimmicks.

Au-delà de ce rôle, Michael Parks avait aussi joué dans la saison 2 de Twin Peaks, dans Argo de Ben Affleck et une grosse vingtaine de drames, thrillers et western tout au long de sa carrière. En 2014, il obtient l’un de ses seuls rôles principaux avec Tusk de Kevin Smith, où il incarne un psychopathe tétraplégique obsédé par un rêve: trouver le morse qui réside en chaque être humain.

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Le cinéma est pour moi autant une évasion vers l’extérieur, vers le monde d’hier et de demain, qu’un repli vers l’intérieur, vers ces rêveries intimes et profondes qui façonnent notre moi.

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