Le célèbre documentariste américain fera ses débuts sur les planches, le 28 juillet prochain, avec un one-man-show qui reviendra de manière acerbe sur l’ascension du 45e président des États-Unis.

Le réalisateur Michael Moore, connu pour ses documentaires à charge contre la société américaine, va faire ses débuts sur les planches. L’avant-première de son one-man-show, intitulé en anglais The Terms of My Surrender, aura lieu le 28 juillet au Belasco Theatre sur Broadway, à New York. Entre humour et critique acerbe, il revient sur l’ascension de Donald Trump jusqu’à la Maison Blanche, ont annoncé les producteurs lundi.

Le documentariste a un objectif simple «faire tomber Donald Trump, le 45e président des États-Unis», écrit le théâtre dans un communiqué. Le spectacle racontera comment le magnat de l’immobilier a créé la surprise en devenant le 45e président américain, mais aussi «où dîner avant de franchir les montagnes pour passer au Canada avec la famille Von Trapp», poursuit le théâtre Belasco. Une référence à la célèbre comédie musicale La Mélodie du bonheur relatant la fuite de cette famille de l’Autriche annexée par les nazis.

La direction du spectacle est assurée par le metteur en scène américain Michael Mayer. «Ce dont le monde a besoin en ce moment, c’est de Michael Moore montant sur scène et partageant ses anecdotes hilarantes et ses vues politiques passionnées, afin de créer le type de dialogue qui ne peut arriver qu’au théâtre», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Micheal Moore avait prédit l’élection de Trump

Réalisateur notamment des célèbres documentaires Bowling for Columbine (2002), dénonçant les violences par armes à feu aux États-Unis et Fahrenheit 9/11 (2004), sur l’Amérique de George W. Bush, Michael Moore est originaire du Michigan, État industriel du nord affecté par les délocalisations et la crise. Pendant la campagne électorale américaine, il avait correctement prédit que les bassins industriels feraient basculer l’élection en faveur du républicain face à Hillary Clinton.

En juillet dernier, il jouait ainsi l’oiseau de malheur en pronostiquant la victoire du candidat républicain à la présidentielle américaine. Dans une tribune parue sur The Huffington Post, «Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner», il s’annonçait «porteur de mauvaises nouvelles», assurant que «ce clown à temps partiel et sociopathe à temps plein va devenir notre prochain président».

«Le président Trump. Allez, dites-le tous en chœur, car il faudra bien vous y habituer au cours des quatre prochaines années: «PRÉSIDENT TRUMP!», prophétisait-il alors.

Michael Moore évoquait la conversion républicaine de la «ceinture de rouille» (le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin). De tradition démocrate, ces quatre États ont effectivement plébiscité Donald Trump. Surtout, le réalisateur voyait dans la popularité grimpante du milliardaire l’ultime sursaut électoral d’une population masculine et blanche farouchement misogyne. C’est «le dernier tour de piste des Hommes blancs, commentait ainsi Michael Moore, une révolte contre «l’horrible» Hillary Clinton».

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Une salle de ciné, c’est toujours un rendez-vous que ne veut rater pour rien au monde avec son acteur ou son actrice préférée ou fétiche, un endroit où on s’évade, le temps d’une heure et demie, de deux heures ou (bien) plus, où on se fait un film (au sens propre comme figuré).

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