La dernière franchise des studios Marvel en est seulement à son deuxième épisode et semble pourtant déjà lasser la critique.

De l’avis des critiques, ce second volet des aventures de Star Lord ne parvient pas à retrouver la fraîcheur du premier épisode, sorti en 2014. Adapté d’un comic book Marvel peu connu, cet étrange croisement entre Star Wars et les films de super-héros avait séduit par son ton ironique et une profondeur inédite dissimulée sous la coquille d’un space opera pop.

Cette suite directe se concentre grandement sur la psychologie des personnages et il est par conséquent difficile d’en révéler l’intrigue sans trop en divulgâcher les grandes révélations. On retrouve d’ailleurs la bande du premier épisode au complet: Star-Lord (Chris Pratt ), Gamora (Zoe Saldana), Drax le Destructeur (David Bautista), Groot (doublé par Vin Diesel) et Rocket (doublé par Bradley Cooper). Sans oublier bien sûr le Walkman à cassettes de Star-Lord, qui en imposant une bande originale très 80’s sauve le film aux yeux de beaucoup de critiques.

On reprend les mêmes et on recommence

Le Guardian, mesuré, résume dans une phrase de sa critique l’accueil qu’a reçu l’épisode: «Ce film bringuebale le spectateur à gauche à droite, et il y a beaucoup de positif à en retirer. Mais, dans le même temps, il y a un étrange air d’inutilité et d’intrigue creuse qui se dégage de cette suite.»

De son côté, Olivier Delcroix du Figarocompare la bande de super-héros à «une sorte rock band en tournée» qui offre «un démarrage sur les chapeaux de roue.» Mais le journaliste regrette que «ces 2 h 16 où action et coolitude coulent à flots, laissent un goût d’amertume et un léger voile de tristesse.» Il pointe le «manque de surprise, de fraîcheur et d’inattendu» d’un script, «sans doute écrit trop vite, qui paraît téléphoné». Le seul aspect qui sauve le film a ses yeux est «sa formidable bande originale, cet Awesom Mixtape no 2 mêlant tubes des années 1980 avec standards des seventies.»

Le Point, pour sa part, compare carrément l’humour du film à celui de Touche pas à mon poste, en regrettant «un gros surlignage au marqueur pour nous indiquer où rire, comme lorsque Drax s’esclaffe vigoureusement d’une blague scatologique plein pot que n’aurait pas reniée la bande à Hanouna.» «Et le spectateur, peu à peu engourdi par l’ennui, de se demander pendant une bonne heure si ce film sait où il va, hormis sa litanie de punchlines pour multiplexes et de fan-service pour nostalgeek des eighties», peut-on lire sur le site de l’hebdomadaire.

Un produit de série signé Disney-Marvel

Le Monde lance un «Pourquoi pas?» en rappelant tout de même les canons industriel auxquels répond ce film. «Ce serait méconnaître les lois les plus élémentaires de l’économie de marché que d’attendre du studio qu’il prenne à nouveau le risque d’offrir aux consommateurs un produit nouveau. Après avoir risqué autant d’argent sur un prototype, Disney-Marvel ne pouvait que mettre en vente un produit de série, ce qu’est exactement Les Gardiens de la galaxie 2

Seul les Américains du site du magazine Wired considèrent qu’il faut sauver cette deuxième aventure des Gardiens de la Galaxie. Pour son personnage de méchant. «Il y a un élément sur lequel ce deuxième volume est bien supérieur au premier, et virtuellement supérieur à toutes les autres productions de Marvel Studios: son vilain. Le film introduit Ego (Kurt Russel). Sa performance est émouvante, déloyale, charmante et menaçante; au même titre que Star Lord, il est compliqué de ne pas se laisser gagner par lui». Pas sûr cependant qu’il séduise l’ensemble de la galaxie journalistique…

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Le cinéma est pour moi autant une évasion vers l’extérieur, vers le monde d’hier et de demain, qu’un repli vers l’intérieur, vers ces rêveries intimes et profondes qui façonnent notre moi.

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